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La sécurité sociale de nouveau délaissée, l’Assemblée encore brutalisée

Alors que les Français font face à une situation inflationniste d’une extrême violence, que les médicaments viennent à manquer et qu’un texte ambitieux sur le grand âge n’a toujours pas vu le jour, le gouvernement a décidé, le 25 octobre dernier, de faire passer son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) de force, par une nouvelle utilisation du 49.3.

 

Se soustrayant ainsi à la nécessité de bâtir des compromis, d’écouter la voix des députés élus et de respecter la représentation démocratique exprimée par les Françaises et Français, le gouvernement a opté non seulement pour la violence institutionnelle, mais pour la médiocrité politique et financière.

 

Quand prendrons-nous en compte les coûts supportés par nos organismes de santé et médico-sociaux du fait de l’inflation ?

 

Jérôme Guedj et ses collègues socialistes rejettent une longue liste de mesurettes, frustrantes et décevantes : l’augmentation de la participation forfaitaire par consultation et de la franchise par boîte de médicament, la limitation des arrêts de travail, la limitation de la délivrances de médicaments en rupture d’approvisionnements, l’absence d’une loi grand âge ou encore la création d’une contribution sur les caisses de l’UNÉDIC pour éponger le déficit de la sécurité sociale…

 

Le constat est sans appel, ce PLFSS n’est pas à la hauteur.

 

Le désastre était pourtant annoncé : le 20 octobre, le texte du PLFSS, un texte plus ambitieux, plus solidaire et plus juste, était déjà rejeté en commission des affaires sociales, une triste première, annonciatrice de la débâcle à venir.

 

Nous défendrons évidemment nos propositions lors des prochaines lectures, en faveur d’une revigoration de notre protection sociale et l’ambition d’une loi de programmation dans le domaine de la santé et de la protection sociale.

 

J’en ai informé, en détail, la première ministre lors de l’explication de vote de la première motion de censure du lundi 30 octobre, ainsi que le samedi 4 novembre, lors de la présentation de la deuxième motion de censure déposée.