Face à la haine : mon soutien républicain au nouveau maire de Saint-Denis, Dimanche en politique
J’ai été invité ce dimanche 29 mars dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3. Ce fut l’occasion de réaffirmer des principes qui me sont chers, alors que notre pays traverse une période de fortes tensions. Les élections municipales viennent de rendre leur verdict. À Saint-Denis, une page se tourne avec l’élection de Bally Bagayoko. Comme dans chaque scrutin, le débat démocratique a été intense, parfois rude.
C’est la loi de notre République : nous confrontons des visions, des projets, et parfois, des désaccords profonds. Sur la stratégie politique ou sur certaines orientations, mes divergences avec la formation de Bally Bagayoko sont connues et je les assume. Mais aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs. Depuis son élection, le nouveau maire de Saint-Denis est la cible d’attaques ignobles, de fake news et de propos racistes déchaînés. Face à ce déferlement, le silence n’est pas une option.
Je veux être très clair : on peut combattre les idées d’un adversaire, mais on ne peut jamais accepter qu’un élu de la République soit stigmatisé pour ce qu’il est, pour sa couleur de peau ou pour ses origines supposées. En tant qu’universaliste républicain, je refuse de voir notre pays se transformer en une simple juxtaposition de communautés qui s’affrontent. La seule communauté qui vaille, c’est la communauté nationale. Lorsqu’on s’attaque à un maire en raison de son identité, c’est l’écharpe tricolore que l’on souille et les fondements de notre contrat social que l’on ébranle.
Soutenir Bally Bagayoko face au racisme n’est pas un ralliement politique, c’est un devoir civique. Si nous tolérons l’essentialisation d’un élu aujourd’hui, nous acceptons qu’elle devienne la règle pour tous demain. La violence, l’injure et la menace n’ont pas leur place dans notre débat public. Le respect dû à l’institution et à celui qui l’incarne par le suffrage universel est la condition sine qua non de notre vie démocratique.
Par ailleurs, la guerre au Moyen-Orient fait s’envoler les prix à la pompe. Si le gouvernement a annoncé des aides ciblées, le compte n’y est pas. N’oublions pas les métiers du lien : les infirmières libérales, les aides à domicile et les aides-soignantes ne peuvent pas travailler sans leur voiture. Face à cette situation, j’appelle à encadrer les marges des distributeurs pétroliers. L’État ne doit pas non plus s’enrichir sur le dos des Français : le surplus de recettes de TVA doit être immédiatement redistribué aux ménages les plus modestes qui travaillent.
Comme vous le savez, j’ai décidé de porter la voix d’une gauche républicaine, laïque et sociale pour l’élection présidentielle de 2027. Je refuse la tuyauterie des primaires qui mélangent des visions incompatibles. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un projet clair. La politique, ce n’est pas seulement gagner des places, c’est être aligné avec ses principes. Je continuerai à porter cette voix exigeante, loin des ambiguïtés, pour construire une alternative crédible au Rassemblement National.