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Votre Député 

Massy – Palaiseau – Chilly-Mazarin – Morangis – Igny – Wissous

Entre réalisme géopolitique et clarté républicaine : mon combat pour une gauche de convictions

Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’ambiguïté. Que ce soit sur la scène internationale ou dans le paysage politique français, nous traversons une période de bascule qui exige de la part des responsables publics une sincérité totale et un refus catégorique des raccourcis dangereux. Invité sur le plateau des Grandes Gueules, j’ai voulu porter une voix qui refuse de céder à la naïveté diplomatique tout comme au cynisme électoral.

Face à l’intervention américano-israélienne en Iran, ma position est claire : je ne peux être indifférent au sort du peuple iranien qui subit depuis trop longtemps la tyrannie du régime des Mollahs. Si je me réjouis de la perspective d’une chute de ce régime pour laisser place à un Iran démocratique, je n’ignore pas la complexité du droit international.

Cependant, il ne faut pas se laisser enfermer dans une « naïveté diplomatique » qui consisterait à mettre sur le même plan toutes les crises. La Russie de Poutine cherche à annexer l’Ukraine par la force, violant l’intégrité d’un État souverain. L’Iran, lui, est une menace existentielle pour ses voisins et son propre peuple via ses proxys (Hezbollah, Hamas) et ses ambitions nucléaires. Le droit international ne doit pas être un paravent à l’inaction face à une menace aussi concrète. Pour moi, la démocratie ne naît pas toujours sous les bombes, mais nous devons assumer notre responsabilité face aux régimes qui torturent et sèment le chaos.

Je regrette profondément que l’Europe soit devenue le « grand marché paresseux » qu’elle est aujourd’hui, incapable de s’affirmer militairement et diplomatiquement. Face aux empires chinois, russe et américain, nous devons retrouver une autonomie stratégique. C’est pourquoi j’approuve sans réserve la doctrine de dissuasion nucléaire renforcée : dans ce monde de rapports de force, pour être respecté, il faut être craint. La cohésion nationale que je prône s’appuie sur deux piliers indissociables : une défense forte et une protection sociale solide.

Sur le plan intérieur, je veux être extrêmement ferme : j’ai rompu définitivement avec l’emprise de Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas une simple querelle de personnes, c’est une rupture de fond. On ne peut pas, sur un plateau ou dans un meeting, jouer avec les codes de l’antisémitisme ou du relativisme.

Ses récents propos sur les noms de famille ne sont pas des erreurs, mais des provocations calculées. Ces dérives nous éloignent des rives de la gauche républicaine. Je le dis clairement : je préfère perdre une élection que perdre mon âme. C’est pourquoi, pour les élections municipales comme pour la présidentielle, je refuse tout accord avec La France Insoumise. Il est temps de construire une alternative de gauche crédible, constante et sincère, qui ne transige jamais avec les valeurs de la République.

Mon engagement est celui d’une gauche qui crée de la richesse avec les “productifs” salariés, entrepreneurs, artisans tout en protégeant les plus fragiles, loin de l’économie de rente et des discours de haine. C’est cette voie, difficile mais nécessaire, que je continuerai de tracer.