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Votre Député 

Massy – Palaiseau – Chilly-Mazarin – Morangis – Igny – Wissous

Au Salon de l’Agriculture : écouter, comprendre, agir pour celles et ceux qui nous nourrissent

Comme chaque année, ma visite au Salon international de l’Agriculture n’est pas un simple passage obligé du calendrier politique. C’est un moment essentiel pour prendre le pouls d’un monde agricole qui traverse des transformations profondes, souvent dans l’inquiétude, toujours avec une immense dignité.

Hier, au pavillon des élevages, entouré de mes collègues socialistes, j’ai longuement échangé avec des agriculteurs, des éleveurs, des représentants de filières et des jeunes en formation. Derrière la convivialité qui fait l’âme de ce rendez-vous populaire, les discussions ont rapidement ramené aux réalités du quotidien : revenus insuffisants, concurrence internationale parfois déloyale, poids des normes, incertitudes climatiques et difficultés de transmission des exploitations.

Le Salon de l’Agriculture reste une vitrine exceptionnelle de notre savoir-faire collectif. Mais il ne doit pas être une parenthèse hors du réel. Les femmes et les hommes qui travaillent la terre attendent autre chose que des discours : ils demandent de la considération, de la stabilité et de la justice.

Justice économique d’abord. On ne peut pas continuer à demander toujours plus d’efforts aux producteurs tout en acceptant que la valeur se perde ailleurs dans la chaîne alimentaire. Garantir un revenu digne aux agriculteurs n’est pas une revendication corporatiste : c’est une condition de notre souveraineté alimentaire.

Justice écologique ensuite. Beaucoup d’agriculteurs veulent être acteurs de la transition environnementale, mais refusent — à juste titre — qu’elle se fasse contre eux ou sans accompagnement. La transition agricole ne réussira que si elle est construite avec celles et ceux qui produisent, et non imposée depuis les bureaux.

Justice territoriale enfin. L’agriculture structure nos paysages, nos campagnes, notre alimentation et notre identité collective. Défendre l’agriculture française, c’est aussi défendre la vitalité rurale et le lien entre les territoires et la République.

Dans un contexte marqué par les crises successives et les tensions économiques, j’ai été frappé par la lucidité mais aussi par l’attachement profond de ces professionnels à leur métier et à leur mission : nourrir la Nation.

Le rôle d’un député est d’écouter avant de légiférer. Ces échanges nourrissent mon travail parlementaire pour porter une gauche du réel, attentive aux conditions de vie concrètes, fidèle à une ambition simple : concilier justice sociale et exigence écologique, pour le meilleur de l’avenir agricole.