Porter la voix d’une gauche républicaine et de combat
Lors de mon passage au micro de Patrick Roger chez Sud Radio ce jeudi matin, j’ai tenu à réaffirmer le sens de ma candidature à l’élection présidentielle et ma position sur les enjeux qui bousculent notre démocratie.
Si j’ai choisi de porter cette candidature, c’est pour faire entendre une voix trop peu écoutée aujourd’hui : celle de la gauche républicaine, universaliste et laïque. Je refuse la stratégie de la « tambouille » ou des primaires de périmètre qui ne visent qu’à témoigner.
Mon objectif est de construire une alternative capable de gagner, en s’adressant à tous les citoyens sans segmenter la société par communautés. La politique est une affaire de principes et de valeurs. Ma rupture avec La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon est indépassable : sur la République, la laïcité et la lutte contre l’antisémitisme, aucune ligne rouge ne doit être franchie.
Sur l’actualité judiciaire, ma position est constante : l’État de droit doit être défendu avec courage et fermeté. On ne peut pas crier à l’anomalie démocratique dès qu’une procédure déplaît à un camp politique. Quel que soit le mouvement concerné, le détournement de fonds publics est une faute qui doit être sanctionnée, parmi d’autres.
De la même manière, j’ai dénoncé la nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes. Passer directement du poste de ministre du Budget à celui de juge des comptes publics pose un problème majeur d’impartialité et de timing tout à fait inédit. La confiance envers nos institutions est ici en jeu.
Mon projet pour 2027 repose sur trois piliers fondamentaux de partage : le partage des richesses par une véritable justice fiscale et sociale, le partage des savoirs en remettant l’école au cœur de la promesse républicaine, le partage des pouvoirs pour en finir avec la verticalité et redonner la parole aux citoyens.
Enfin, je veux saluer le courage admirable de Gisèle Pelicot. Son témoignage est une étape indispensable pour briser le silence sur la soumission chimique et la domination masculine. En politique comme dans les médias, je continuerai à porter une parole franche. Car à la fin, ce sont les principes, les valeurs et la recherche de la vérité qui doivent primer sur les calculs électoraux.